RSE : le retour au sens du travail

La ResponsabilitĂ© Sociale d’Entreprise (RSE), aussi appelĂ© Corporate Social Responsibility (CSR) en anglais, est une dĂ©marche volontaire et engagĂ©e que peut prendre une entreprise pour guider son action vers le respect de la durabilitĂ© de 3 grands piliers : le dĂ©veloppement Ă©conomique, humain et de la planĂšte.

Comment inverser la tendance actuelle ?

Certains ne connaissent peut-ĂȘtre pas le concept du « jour de dĂ©passement mondial » (overshoot day) calculĂ© chaque annĂ©e par l’ONG Global Footprint Network.

C’est le rapport entre la capacitĂ© de production biologique de la planĂšte en hectare global sur l’empreinte Ă©cologique de l’humanitĂ© en hectare global.

Le résultat de ce rapport donne le « jour de dépassement mondial » de notre consommation par rapport à ce que la planÚte est capable de régénérer chaque année.

Ce que l’on observait en 2018 par exemple, c’est que nous consommions l’équivalent d’1,7 fois ce que la planĂšte peut produire de matiĂšres premiĂšres. Cela veut dire que nous n’avons pas seulement creusĂ© des dettes Ă©conomiques les derniĂšres dĂ©cennies mais Ă©galement des dettes environnementales. Mais pour la plupart d’entre nous, en avions-nous vraiment conscience ?

La bonne nouvelle, c’est que si nous rĂ©ussissons collectivement Ă  inverser la tendance et Ă  augmenter ce jour de dĂ©passement de 2 jours par an, nous pourrions retrouver un Ă©quilibre entre la production et la consommation de ressources naturelles d’ici Ă  2050.

À titre indicatif, le jour de dĂ©passement Ă©tait le 1er AoĂ»t en 2018, il est passĂ© au 29 juillet en 2019 (soit une rĂ©gression de 3 jours au lieu des 2 jours de progression attendus).

Et malgrĂ© tous les impacts nĂ©gatifs qu’a pu avoir la crise sanitaire de la Covid 19 en 2020, s’il y a bien un impact positif observable, c’est sur l’environnement car le jour de dĂ©passement en 2020 a Ă©tĂ© reculĂ© au 22 AoĂ»t.

Les bénéfices pour les entreprises

Alors quels sont les impacts directs ou indirects que les entreprises ayant conscience de ces enjeux peuvent observer lorsqu’elles ont mis en place une dĂ©marche engagĂ©e et imbriquĂ©e dans leurs politiques et leurs processus ?

Quelques exemples :

  • L’exemplaritĂ©,
  • La cohĂ©rence entre valeurs profondes et activitĂ© professionnelle,
  • L’attractivitĂ© auprĂšs des talents de plus en plus en quĂȘte de sens,
  • Le dĂ©veloppement des compĂ©tences,
  • L’innovation,
  • L’adaptabilitĂ©,
  • L’engagement des salariĂ©s,
  • L’image de marque responsable auprĂšs des acteurs du marchĂ© (salariĂ©s, actionnaires, clients, fournisseurs, communauté ),
  • Le bien-ĂȘtre et la qualitĂ© de vie au travail,
  • L’impact positif sur les indicateurs de performance financiers


Et qu’est-ce qui peut faire basculer une direction d’un engagement plein et entier dans une dĂ©marche RSE ?

C’est que la balance bĂ©nĂ©fices/risques du statu quo penche du cĂŽtĂ© du risque face Ă  celle du changement qui penche du cĂŽtĂ© du bĂ©nĂ©fice.

C’est prĂ©cisĂ©ment cette transition que nous sommes en train de vivre entre un systĂšme Ă©conomique ayant pour objectif de crĂ©er de la valeur monĂ©taire pour monter l’échelle sociale et un systĂšme en devenir oĂč l’objectif est de crĂ©er de la valeur de sens et de profit raisonnĂ© pour monter l’échelle de conscience au niveau planĂ©taire.

Les bénéfices pour les entreprises

Alors quels sont les impacts directs ou indirects que les entreprises ayant conscience de ces enjeux peuvent observer lorsqu’elles ont mis en place une dĂ©marche engagĂ©e et imbriquĂ©e dans leurs politiques et leurs processus ?

Quelques exemples :

  • L’exemplaritĂ©,
  • La cohĂ©rence entre valeurs profondes et activitĂ© professionnelle,
  • L’attractivitĂ© auprĂšs des talents de plus en plus en quĂȘte de sens,
  • Le dĂ©veloppement des compĂ©tences,
  • L’innovation,
  • L’adaptabilitĂ©,
  • L’engagement des salariĂ©s,
  • L’image de marque responsable auprĂšs des acteurs du marchĂ© (salariĂ©s, actionnaires, clients, fournisseurs, communauté ),
  • Le bien-ĂȘtre et la qualitĂ© de vie au travail,
  • L’impact positif sur les indicateurs de performance financiers


Et qu’est-ce qui peut faire basculer une direction d’un engagement plein et entier dans une dĂ©marche RSE ?

C’est que la balance bĂ©nĂ©fices/risques du statu quo penche du cĂŽtĂ© du risque face Ă  celle du changement qui penche du cĂŽtĂ© du bĂ©nĂ©fice.

C’est prĂ©cisĂ©ment cette transition que nous sommes en train de vivre entre un systĂšme Ă©conomique ayant pour objectif de crĂ©er de la valeur monĂ©taire pour monter l’échelle sociale et un systĂšme en devenir oĂč l’objectif est de crĂ©er de la valeur de sens et de profit raisonnĂ© pour monter l’échelle de conscience au niveau planĂ©taire.

Comment y arriver ?

Il y a 2 Ă©coles sur le sujet : soit par l’imposition et le contrĂŽle, soit par la responsabilitĂ© individuelle.

Des lois existent dĂ©jĂ  sur l’égalitĂ© des chances, la paritĂ© des salaires et des pĂ©nalitĂ©s en cas de catastrophe Ă©cologique par exemple. Mais dans la rĂ©alitĂ©, est-ce que ces lois obligent vraiment les entreprises Ă  revoir leurs perceptions et leurs prioritĂ©s ?

J’en veux pour preuve une des derniĂšres lois qui pĂšsent sur l’agriculture traditionnelle avec les distanciations des maisons d’habitation et les pĂ©rimĂštres d’épandages. C’est certainement une bonne chose du point de vue de l’exposition aux risques chimiques pour les habitants Ă  proximitĂ© des terres agricoles mais quand est-il de la toxicitĂ© des rĂ©sidus qui partent dans la filiĂšre agro-alimentaire et la rĂ©gĂ©nĂ©ration des terres privĂ©es de leur Ă©cosystĂšme ?

Les lois sont-elles suffisantes au rythme oĂč vont les choses ou sont-elles des pansements pour ne pas avoir Ă  trop changer les choses ?

À mon sens, c’est l’ensemble des filiĂšres sur toute leur supply chain qu’il faut repenser avec de nouveaux points de vue au regard de nos prises de conscience des dĂ©rives toxiques Ă  long terme (pour la pĂ©rennitĂ© Ă©conomique, environnemental et social).

L’alternative vient une nouvelle fois de la responsabilitĂ© individuelle et l’exemplaritĂ© des dirigeants qui s’investiront volontairement non pas parce qu’on les y oblige, mais parce qu’ils auront conscience que c’est la meilleure solution d’un point de vue collectif pour un avenir durable pour les gĂ©nĂ©rations Ă  venir.

Le changement Ă  son timing

Chacun a son rythme pour prendre conscience de ces sujets et de sa capacité à contribuer à une vision plus inspirante du monde de demain.

Et lorsque la conscience est lĂ , encore faut-il convaincre le reste de l’organisation pour que la transformation se fasse Ă  « tous les Ă©tages ».

Je ferais un parallÚle avec la théorie de management situationnel développée par Hersey et Blanchard qui décrivent 4 types de management à adapter en fonction du type de collaborateur.

Si nous adaptons cette théorie au contexte qui nous intéresse, cela donne :

  • Des Ă©quipes qui n’ont pas conscience des impacts et enjeux et qui sont rĂ©ticentes Ă  changer (management Directif),
  • Les Ă©quipes qui n’ont pas conscience et qui sont volontaires (management type Coaching),
  • Les Ă©quipes qui ont conscience mais qui sont rĂ©ticentes (management Participatif),
  • Les Ă©quipes qui ont conscience et qui sont volontaires (management DĂ©lĂ©gatif).

C’est en prenant conscience Ă  quel point nous sommes les acteurs du changement de nos destins et de l’impact que nous pouvons avoir sur notre environnement que nous retrouverons notre capacitĂ© de crĂ©ation. La France est le pays des lumiĂšres, ne tient qu’à nous de les rallumer.

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(SiĂšge Social)
13 rue Sainte-Ursule
31000 TOULOUSE

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